Aux électrices et aux électeurs de la 1ère circonscription qui m’ont apporté leur voix

Cher(e)s ami(e)s,

Vous m’avez fait l’honneur de m’apporter votre suffrage. Je vous en remercie.

La tâche était difficile. Elle s’est avérée impossible. Plutôt que de renoncer, j’ai préféré tomber, non sans fierté, en menant la lutte et en en assumant les risques comme les conséquences. Sachez que je ne regrette rien, m’étant battu pour vous, pour les idées que nous partageons, refusant d’abdiquer, face à la marée montante, mes convictions de gauche.

Je mentirais pourtant si je ne disais éprouver, au-delà de la déception, une forme de soulagement. Voilà des années que je ne me reconnais plus dans ce qu’est devenue la politique et moins encore dans l’évolution qu’a connue le parti socialiste.

L’irruption d’En Marche n’est que la conséquence de ces dérives. Mais elle traduit aussi l’arrogance d’une nouvelle bourgeoisie sûre de son expertise et de son bon droit dans laquelle il m’est impossible de me retrouver. Si je ferai naturellement barrage dimanche prochain à l’extrême-droite, et vous invite à faire de même, je reste indéfectiblement un homme de gauche, c’est-à-dire situé à l’opposé du rassemblement hétéroclite qui s’apprête à gouverner. En ce sens, cette élection aura été une épreuve de vérité. Du coup, le dernier mot n’est pas dit.

Je refuse d’accepter que le nouveau clivage sépare non plus la droite de la gauche mais les modérés de tous bords de l’extrême droite, l’ouverture du repli. Et si, en raison de l’idée que je me fais de la politique, je me retire de la vie parlementaire et ne me représenterai pas en Septembre au Sénat, je continuerai sous d’autres formes à mener le combat pour aider à reconstruire une gauche offensive, ouverte et généreuse, bien décidée à changer une société et une économie vouées aujourd’hui à produire de l’injustice, de l’inégalité et de la précarité.

Je resterai donc, d’une manière ou d’une autre, à vos côtés.

Bien sincèrement à toutes et tous,

Gaëtan GORCE

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