La quatrième est de retour….

Allons, allons…soyez attentifs ?

Comment ? Ça ne vous rappelle rien ?

Faites un effort ! 

Ces palinodies répétées ? Ces « retenez moi ou je fais un malheur » ? Ces portes qui claquent ? Ces candidats à tout et tout le temps ? Ces portefeuilles qu’on convoite puis qu’on jette au gré des humeurs médiatiques ? 

Mais si voyons ! La Quatrième ! 

« Ils » ont réussi à réinstaller la Quatrième dans la Cinquième.

Multiplication des partis, et du coup des candidatures. 

Instabilité ministérielle devenue  « psychologique », les ministres voire le Premier branlant dans le manche avant de renoncer… Jusqu’à ces comités Théodule devenus « Martine », « Mathias » ou « Manuel »… 

Et même le Président ramené, par la mondialisation ? l’Europe ? ou sa propre impuissance ? à l’inauguration des chrysanthèmes….

De Gaulle avait voulu l’élection présidentielle au suffrage universel pour doter ses successeurs de la légitimité qu’il pensait tenir de l’histoire ? Le voilà pris en flagrant délit de naïveté, pas moins ! Même élus par les Français, passé Georges, Valéry et François, pour les autres s’en fut finie de l’incarnation. 

Ce qui semblait une tautologie : « Un chef de l’Etat qui en soit un » est devenu un oxymore. Pas un qui puisse être un chef, au sens où l’entendait le Fondateur, à savoir un homme ou une femme ayant une conscience suffisante des intérêts du Pays pour s’y consacrer entièrement. « Après moi, aurait dit, Mitterrand, il n’y aura que des comptables ». C’était encore trop…

Pour autant – ce qui n’est pas bien vu – bénissons la Cinquième qui, dans le désordre qui s’est emparé d’elle, se révèle encore suffisamment solide pour faire tenir les Institutions alors que ceux qui les occupent, eux, ne se tiennent plus… 

N’a-t-on pas vu le quatrième personnage de l’Etat suggérer que les deux têtes de l’Exécutif s’affrontent en combat singulier comme de vulgaires ruffians…?

Tout cela ressemble furieusement à 1958 ? 

Les Queuille, Gaillard et autres Pfimlin s’en donnent à cœur joie… Qui interrompra leur sarabande ? 

Collombey est bien vide, la rue de Bièvre est déserte… du coup, le champ est libre pour les imposteurs de tous acabits. Alors ? 

Alors attention Citoyen, faute de grive ne mange pas de merle ! 

Les vigies ayant abandonné leur poste, à toi de rester vigilant ! 

Exigeant ! Républicain pour deux ! 

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