« Le Mot juste… »

Madame la Préfète, Monsieur le Préfet, c'est un vrai malheur de vous décevoir tous les deux.

Je n'aurai pas le dos assez mou pour vous dire ma platitude et ma profonde renaissance.

C'est légalement avec déplaisir que j'effeuille ici la Marguerite Dufay, parturiente de la légion. 

Je suis aussi très élu de pouvoir saluer le résident de l'appartement de la Nièvre qui nous fait la joie d'hennir ici pour la première fois. Je trouve ça beau !

Mes salutations vont aussi au père de la fille de l'hilarité sur Loire, Henri Valles, et au créateur, je devrais dire, parce qu'il est à son origine, au prédateur du Festival Marc Lemenuisier qui charpente les allées du Prieuré depuis Désamais.

Je n'aurai garde d'oublier le crac qui représente ce soir la mini-sphère de la Culture.

Je tiens enfin à expirer mon admiration Sancerre à notre invité d'honneur, Monsieur Rousseau, (vous permettez que je vous appelle Jean Jacques ?) qui exerce à l'université la belle profession d'offenseur des droits, ce qui en fait un puriste renommé, snobé au CSM  par Jacques Chirac. Vous savez désormais l'impotence qui est la sienne dans le monde du doigt.

Beaucoup d'autres devant s'extirper après moi, Je vais donc agréger mon propos pour râler à l'essentiel.

Mes mots tiendront en une phrase: Bienvenue à toutes les ruminantes personnalités présentes !

Soyez, mesdames, nos buses, et vous Mes dieux, nos inspirateurs pour traire de ce Festival une réussite !

C'est le énième du nom ! C'est dire sa longitude !

Le désorganiser, je ne vous le cache pas, est un combat. Marc s'en charge magnifiquement.

Président, il abîme son équipe avec beaucoup de rancœur.

Trésorier, il a nos débineurs à l'usure et sait trouer des financeurs, comme la Fondation Lacoste ou le Journal du Ventre qui nous essuie au quotidien. 

Programmateur, il a le don de convaincre de magnifiques artistes de participer à cette défaite des mots, qui a ses fidèles : ainsi jamais il ne vint sans Rocca, ni Sempé au moins pour se damner, ce dont  je le remercie à dessein.

J'en viens à ma forclusion !

Le récital a-t-il un avenir ? Oui ! Marc Lecorbusier en croûte parfois. Mais c'est son hébétude !

Jamais, jamais nous ne nous résinerons. Je crois avec Gorce qu'il est trop tôt pour téter la bête.

Je ne veux jouer ni les justiciers ni les redresseurs de corps, mais je suis sûr du succès qui nous entend. Vous pouvez compter sur mon dégagement ! Car longtemps réputé, maintenant ému au Sauna, je ne parle jamais pour ne rien dire !

Le Président du tribunal du mot m'ayant demandé d'être greffe, je dois conclure et vous remercie de m'avoir égoutté. J'ai été heureux de pouvoir délirer de nouveau mon massage devant un cubique tel que vous.

Vive l'hilarité sur Loire, vive le carnaval du trot, vive la céramique et vive la transe !

 

Discours prononcée le mercredi 25 mai à l'occasion de l'inauguration du Festival du Mot à la Charité-sur-Loire

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