Lettre à mes collègues socialistes du Sénat

Chers amis et camarades,

Comme vous le savez sans doute je suis candidat aux législatives du 11 juin.

Face à 14 autres candidats, je ne sais pas ce que l’avenir me réserve. La moitié des parlementaires PS s’est ralliée à Macron que soutient également l’ancien et l’actuel maire de Nevers. Je ne suis donc que de très loin les débats qui vous occupent.

Mais je reste certain d’une chose : nous devons, vous devez rester fidèles à l’idée socialiste.

N’écoutez pas les « dirigeants » sans courage et sans panache qui vous invitent à vous rallier et à vous renier.

Le paradoxe est que ce sont précisément ceux qui ont mis la gauche dans cet état par leur choix calamiteux qui aujourd’hui l’abandonnent pour tenter de sauver leur misérable « carrière ».

Le pays a besoin de la gauche. Nous ne pouvons l’abandonner à Jean Luc Mélenchon qui, comme En Marche, a décrété notre disparition.

Au contraire, le grand projet de F. Mitterrand, de réunir dans un seul mouvement toutes les composantes d’une gauche qui a toujours été plurielle, reste d’actualité.

C’est la condition pour gagner et pour gouverner demain sauf à laisser à l’extrême-droite l’opportunité de devenir par notre défaillance la seule alternative.

Nous sommes les héritiers d’une grande histoire, de luttes et de conquêtes, qui ne s’arrêtera pas au seuil d’une époque où les défis écologiques et sociaux à relever requièrent plus que jamais notre imagination, notre engagement, notre volonté.

Aussi, amis socialistes, ne renoncez pas à être un groupe portant ce beau nom pour lequel nous nous sommes battus et resterons nombreux à nous battre quoi qu’il en coûte… et laissez les moins nobles d’entre-nous aller chercher ailleurs un lâche soulagement à leurs peurs et à leur frilosité.

Amitié,

Gaëtan GORCE

 

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