Lettre aux militants nivernais

Cher(e)s ami(e)s et camarades,

Dans la période difficile que nous traversons, la venue de Christiane TAUBIRA a remis du baume au cœur à toutes celles et tous ceux qui ont participé à sa réunion de Fourchambault. Nous ne baisserons pas les bras, ni maintenant, ni plus tard !

Pas maintenant, au cœur de la campagne, parce que nous sommes responsables de l’héritage que nous ont légué les générations politiques qui se sont mobilisées et battues avant nous. Nous ne pouvons laisser disparaître la « vieille maison » dont nous ne sommes que les locataires d’un moment.

Vous savez ce que je pense, et depuis longtemps, de l’appareil et du fonctionnement obsolète d’un parti qui ressemble de plus en plus à la SFIO finissante. Mais c’est sa transformation complète que nous voulons, pas sa disparition. C’est en menant la lutte aujourd’hui, malgré les abandons et parfois les reniements, que nous préparons aussi le combat de demain, celui d’une rénovation en profondeur de toute la gauche associée à l’écologie.

Je suis lucide sur l’état de l’opinion et mesure la difficulté de la tâche. Mais comme l’a dit voici longtemps un homme d’Etat qui refusa toujours de se résigner : » il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer. »

Quoi qu’il arrive, notre devoir est de maintenir vivante une certaine idée de la gauche. Les temps sont en effet suffisamment chaotiques pour que le ressac des événements ramène vers nous, et plus tôt qu’on ne croit, la responsabilité du pouvoir.

Aussi, moi qui n’ai jamais appartenu à la gauche du parti et qui n’y appartient pas, voterai-je pour Benoit Hamon pour lequel je vous appelle aussi à voter. Pour préserver un ancrage à gauche indispensable…

En amitié socialiste, c’est à dire fidèle et solidaire,

Gaëtan GORCE

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