Vœux aux Nivernaises et aux Nivernais (La Charité, le 14 janvier 2017)

Ah Je voudrais n’être pas Français pour pouvoir dire

Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre,

Je te proclame, toi que ronge le vautour,

Ma patrie et ma gloire et mon unique amour.

Oui, chers amis, c’est la France, cette France que priait Hugo en pleine « année terrible », qui nous tient ensemble !

Ce petit bout de terre que tant de grands moments d’histoire ont accablé ou grandi. Et où ont prospéré des valeurs devenues ensuite universelles.

Et d’abord cette idée -révolutionnaire- que chaque homme en vaut un autre sans distinction d’origines, de couleurs ou d’opinions.

C’est de cette France que nous sommes tous comptables.

Et plus encore lorsque, citoyens, nous sommes appelés, comme cette année, aux urnes. Pour décider de notre destin commun !

Si vous me demandez dans quel état d’esprit, j’aborde ce débat essentiel, je vous répondrais comme à chaque fois d’un seul mot : combativité !

Combativité d’abord pour défendre la Nièvre, les nivernaises et les nivernais, et porter du même coup une certaine idée de la France et de la République.

Combativité ensuite pour organiser la relève des générations, et participer ainsi à l’indispensable rénovation de notre système politique.

Combativité enfin dans la fidélité à mes convictions de toujours, en formant le vœu que cette sincérité et la liberté que je revendique vous aident à garder foi dans la politique !

Il n’était en tout cas pas question pour moi de renoncer au moment où vous devez, où nous devons, faire face, ici et maintenant, aux pires difficultés : de la montée des extrêmes à celle d’un chômage et d’une précarité durables, en passant par les doutes pour ne pas dire le désarroi qui assaillent toutes celles et tous ceux qui partagent les valeurs de justice et de progrès !

Alors oui, je ne vous propose rien d’autre en 2017 que de me battre, et de me battre à vos côtés, et d’abord pour empêcher que notre « cher et vieux  pays » ne se défasse.

Je ne fais pas allusion seulement aux menaces que font peser sur notre unité les violences du terrorisme ou les controverses autour de la place des religions dans notre République laïque.

Non, je me réfère à un processus souterrain, engagé depuis des décennies et qui s’accélère ces dernières années; un processus qui fait que se recoupent désormais de plus en plus divisions sociales et divisions territoriales; un processus qui sous l’effet de la mondialisation et de la disparition progressive de nos industries sépare la France des 15 plus grandes agglomérations de celle curieusement qualifiée de « périphérique ». La première concentre les 3/4 des créations d’emploi qualifiés, les 2/3 de la croissance et son revenu est deux fois supérieur à celui de la seconde, creusant d’années en années l’écart avec celle-ci.

Ce qui se dessine donc sous nos yeux si nous ne réagissons pas, oui ! C’est bien l’opposition entre une France plutôt riche au moins d’un droit à l’avenir, et une autre, celle où nous vivons, reléguée dans l’ombre de la première, et dépendante de sa plus ou moins grande générosité.

Regardez, pour mieux le comprendre, la facilité avec laquelle on investit – d’ailleurs à juste titre – des milliards sur le plateau de Saclay ou sur l’extension de la métropole lyonnaise ou bordelaise, tandis que l’on nous fait comprendre, comme l’autre jour à Nevers pour la VFCEA, qu’il nous faudra quant à nous attendre au mieux 2025 pour que la ligne Nevers-Dijon soit électrifiée et ceci sans que la durée du voyage  puisse être raccourci ! Et ceci faute de disposer des 250M€ indispensables à la réfection de la voie qu’il nous faudra donc quémander sans assurance de jamais l’obtenir !

Et que dire du projet d’IUT de Nevers qui bute sur…. 7 emplois que ni l’Université ni le ministère de l’enseignement supérieur ne sont capables de trouver sur les mille qui ont été créés !

Comment ne pas y voir la conséquence de l’indifférence, que j’évoquais l’an passé avec vous à Fourchambault,  de nos classes dirigeantes parisiennes, tournées vers le grand large, pour les territoires comme les nôtres où vivent pourtant une majorité de nos concitoyens !

Ne vous laissez pas abuser en effet : contrairement à ce que ces « élites » vous disent, vous n’êtes pas une enclave rurale dans un monde urbain.

La coupure ne se fait pas là, entre des campagnes désertées survivance provisoire d’un passé révolu, et le monde des villes.

Non, Elle s’effectue en réalité entre 15 métropoles de plus de 500.000 hbts, soit 40% de la population, et le reste du Pays, soit, si je compte bien 6 Français sur 10.

Dès lors, la source de nos maux trouve un début d’explication : la politique, comme vous vous en doutiez, ne travaille pas pour tout le monde !

Voilà en ce à quoi conduit l’abandon de toute vraie politique d’aménagement du territoire !

Voilà ce à quoi conduit la désindustrialisation à l’œuvre depuis dix ans qui a privé tout le maillage de nos villes petites et moyennes de leurs entreprises et de leurs emplois.

La situation de la Nièvre, de Nevers, ne sont pas à cet égard des cas isolés mais la traduction de choix faits en faveur de la concentration de toutes les activités supérieures (postes d’encadrement et de direction, université, recherches etc.) autour de quelques grands pôles… et de la disparition progressive de notre industrie…

C’est contre ce mouvement destructeur, qui génère de plus en plus de colère et nous menace de sécession électorale, que nous devons lutter.

Mon engagement depuis des années et dans les prochains mois n’a et n’aura ainsi pas d’autre sens que de contester ce choix à l’échelon national et d’en refuser les effets à l’échelle de notre Nièvre.

Parce que je crois à une France unie, où chacun où qu’il habite, quelque soit son niveau de revenu ou ses origines ait le même droit à l’avenir ! Pas à une France qui fait qu’un jeune bachelier né dans la Nièvre, le Nord ou la Haute-Vienne, a deux fois moins de chances d’aller à l’université que s’il a obtenu son bac dans une de ses métropoles et un ouvrier de Nevers 4 fois moins de chance de trouver un emploi qualifié qu’à Bordeaux, Toulouse, Nantes ou Lyon ! Sans parler des salaires …..

Ce qui se prépare si l’on n’inverse pas cette tendance, c’est une explosion politique et sociale les Français ayant trop la passion de l’égalité pour consentir à cette rupture du pacte républicain !

C’est donc à nous, à moi en votre nom aussi, de mener ce combat sauf à laisser les démagogues de tous poils en canaliser et en exploiter la colère…

Alors oui je me bats et me battrai.

Je n’ai d’ailleurs cessé de le faire ces cinq dernières années, avec les élus de la Nièvre, récusant les baisses de dotation à nos communes, obtenant comme une insuffisante contrepartie, la hausse de la DETR puis la création du Fonds spécial d’investissement; m’opposant à la fermeture de trésoreries comme à Dornes ou de sous-préfectures comme à Cosne/Clamecy; arrachant « sous après sous » des subventions pour le Village d’entreprises de MagnyCours, la toiture de l’église de La Charité, l’aménagement de la RN 151, la création du campus tertiaire de Cosne…

Je n’ai cessé de me battre pour préserver et moderniser la liaison ferroviaire Paris-Nevers comme je le ferai pour Nevers-Dijon, pour garder les emplois de Renault Trucks, sauver Sorec ou compenser ceux supprimés par Vallourec dont le patron gagne à lui seul chaque année autant que les 85 salariés qualifiés dont l’emploi vient d’être supprimé !!!!

A cet égard, comment ne pas regretter que l’énergie dépensée simplement à garder ce que nous avons ne puisse être employée à créer de nouvelles activités, de nouveaux emplois, de nouveaux projets !

Ce combat, je le mène et continuerai donc à le mener.

Par devoir naturellement ! C’est-à-dire par respect pour vous qui m’avez élu pour vous représenter et non pour consentir à des mesures qui vous pénalisent. Comment aurais-je pu sans me trahir, sans vous trahir, critiquer les baisses des aides aux communes lorsque le Président Sarkozy les mettait en œuvre, et les accepter lorsqu’un Président de ma couleur politique venait à les accentuer ? C’est une question d’honneur, au fond, non ?

Par convictions aussi ! Parce que je ne pouvais pas accepter une politique dont je pouvais chaque jour mesurer les effets négatifs.

Et si je soutiens des programmes comme zéro chômeurs à Prémery, c’est parce qu’il faut trouver des solutions dans l’urgence à des hommes et des femmes privés d’espoir comme ce commercial au chômage depuis cinq ans qui continue de chercher, chercher, chercher sans résultats et pourtant sans résultats.

Mais je refuse de me résigner à l’idée à la mode que pour de plus en plus de nos concitoyens les allocations, les aides devraient remplacer la feuille de paie !

Il est faux, il est mensonger, de prétendre qu’il n’y aurait pas de travail pour tous !

La réalité, c’est que l’on ne fait pas ce qu’il faut pour qu’il y en ait.

Ce qu’aurait permis un grand plan d’investissement de 40 mds d’euros/an pendant 4 ans – pour soutenir l’activité en renouvelant le matériel ferroviaire et réparant le réseau (cf. VFcea); développant nos infrastructures universitaires et de recherche (cf. Université Dijon), encourageant la transition écologique dans l’industrie, le Transport et le bâtiment – dont je n’ai cessé de défendre l’idée depuis début 2013.

Mesdames et messieurs, chers amis, il faut mettre un terme à cette politique malthusienne absurde et que la France fasse la politique de sa démographie, c’est à dire une politique économique qui soutienne l’emploi à la hauteur (et au-delà) du nombre de jeunes qui rentrent chaque année en plus sur le marché du travail.

Pourquoi l’Allemagne le ferait-elle et pas nous ?

Ce n’est parce qu’elle est contre l’emploi ou dotée d’un fichu caractère que Mme Merkel s’oppose à toute vraie relance depuis des années.

C’est parce qu’elle n’en a pas besoin.

Elle dirige un pays vieilli dont l’économie est tirée par des exportations tournées de moins en moins vers le reste de l’Europe.

Elle a donc besoin d’une monnaie forte pour dégager une rente qui paiera les retraites des Allemands.

Nous avons au contraire un pays jeune qui a par conséquent besoin d’une politique de relance qui crée des emplois et soutenue par le progrès du pouvoir d’achat.

Au lieu de cela, nous baissons les charges de toutes les entreprises, encourageons du même coup des emplois à bas salaires et endettons le pays pour payer les conséquences sociales de ce choix absurde.

Il est temps d’inverser cette logique en réservant les baisses de charges aux PME, en les conditionnant pour les autres à une augmentation des qualifications et donc des salaires ! En investissant dans la recherche et la transition écologique !

La réalité, c’est que la caste dirigeante qui se prétend compétente sert en réalité ses intérêts en subventionnant les entreprises qui en ont le moins besoin (grandes surfaces, chaînes hôtelières etc.) et en abandonnant les PME au profit des grands groupes qui investissent a l’étranger et rémunèrent scandaleusement leurs dirigeants.

Cela doit être dénoncé ! Cela doit, cela peut changer !

Même si pour la Nièvre j’ en appelle d’abord à l’Etat !

J’en appelle au retour de l’Etat qui doit cesser de nous transférer des compétences sans nous donner les moyens de les exercer.

C’est l’Etat qui doit être garant de l’équilibre dès territoires et en concrétiser la volonté.

Si la relance de l’économie contribuera à un climat plus favorable à la réunification de nos deux France, la plus fragile aura aussi besoin d’u. Appui spécifique pour être remise sur le chemin du développement !

Assurer l’égalité des territoires, c’est ainsi engager dans les plus fragiles un plan d’ensemble qui devrait se traduire dans la Nièvre par la mobilisation en urgence d’au moins d’au moins 50 M€ de crédits publics supplémentaires afin que les projets à l’arrêt ou non financés puissent repartir et créer une dynamique de confiance.

Ce plan permettrait de soutenir la création d’activités sur tout le Val de Loire, d’enclencher la rénovation du centre-ville de Nevers, de développer son pôle d’enseignement supérieur, de renforcer le technopôle de  Magny-Cours et de créer des équipements touristiques attractifs; d’aider aussi à la rénovation de notre parc de logements sociaux.

Pour renouveler notre tissu d’entreprises, ce que nous ne parvenons pas à faire, nous avons besoin que l’Etat nous dote d’une cellule d’expertise de cinq spécialistes du développement économique pour aider nos entreprises et en attirer de nouvelles.

De même, avons-nous besoin que l’Etat suspende les baisses des dotations à nos collectivités locales en échange d’un programme de dépenses qui profitera à nos entreprises de BTP.

De même avons-nous besoin que l’Etat ne laisse pas les maires isolés face à la désertification médicale et prenne des mesures d’urgence pour faire venir, fut-ce provisoirement, des médecins que nous suffisent pas à attirer les mesures incitatives existantes. C’est dans ce but que j’ai demandé pour là maire d’Imphy un rendez-vous particulier auprès de la ministre de la Santé !

Cette combativité je veux aussi la mettre au service d’une rénovation des pratiques politiques et organiser la relève, c’est à dire l’émergence de générations et de pratiques nouvelles comme celles, participatives, que nous avons mises en œuvre à La Charité autour du Centre social ou développées  avec Celine Inconnu dans le cadre de Nièvre autrement puis des rencontres  » Prenons la parole ».

Je le dis : je serai candidat cette année pour la dernière fois !

Et je mettrai à profit ce mandat pour donner confiance et à nos concitoyens trop souvent tenus à l’écart et à une kyrielle de nouveaux venus en politique capables d’y apporter leur fraîcheur, leur énergie, leurs idées.

Je vous donne d’ailleurs rendez-vous le 3 février salle Stéphan Hessel pour échanger avec les centaines de nivernais qui ont participé à ces premiers échanges et dont je veux qu’ils se prennent en main, mon aide n’étant plus que facilitatrice !

C’est qu’il nous faut changer la politique si nous ne voulons pas qu’elles tombent dans les mains de ceux qui n’aiment pas la démocratie !

 C’est mon devoir d’y contribuer et ceci d’autant plus que je n’ai cessé de mettre en garde depuis des années contre les dérives des appareils dont je me suis volontairement écarté !

C’est ce qui me conduira à promouvoir des jeunes comme des moins jeunes jusqu’alors éloignés de la politique. Non pour les pousser à voter pour tel ou tel. Mais pour se prendre en main.

C’est ce qui me conduira aussi à construire la Nièvre autrement ! Je crois en la Nièvre et je veux que les Nivernais y croient plus à leur tour.

Ce ne sera possible, je l’ai dit, que si l’Etat joue pleinement son rôle et si nous inversons cette politique qui donne tout aux métropoles.

Mais ce ne sera possible aussi et surtout que nous sortons des cadres traditionnels de l’action politique pour donner aux Nivernaises et aux Nivernais les moyens de s’exprimer et de dire l’avenir qu’ils veulent !

Chers amis, il s’agit, non de s’en remettre à des hommes et femmes providentielles comme par le passé, mais de construire ensemble, avec vous.

C’est Vous qui êtes les meilleurs experts de votre vie, des besoins concrets de vos enfants, vos familles, vos voisins; de la pertinence des projets que vous proposez de développer dans vos associations, vos entreprises, vos hôpitaux, vos commerces, vos cités, communes rurales …

Mon rôle en tant qu’élu doit et devra être de vous défendre mais aussi de faire aboutir vos initiatives, ce qui nous permettra d’élargir le champ des possibles…

Oui, de vrais changements sont possibles dans notre Nièvre, terre historiquement solidaire – n’est-ce pas Mme Pierdet – terre de partage, terre qui recèle tant de richesses, et d’abord humaines , d’idées, de services , de produits de qualité ! Terre où des actions innovantes sont possibles – n’est-ce pas Nadia Rhabi – le social comme l’éducatif en regorgent ! Terre qui réunit les atouts de la vigne, de la forêt comme de l’élevage ! Terre de projets culturels remarquables, du Festival du Mot aux Accros, du Blues en Loire à D’jazz à Nevers, de Temps de Parole aux Petites Rêveries ou aux Conviviales, du Café Charbon à la Maison de la Culture ! Les capacités sont là ! Je veux aider par le mandat que j’exerce à les renforcer et à faire émerger d’autres !

Parce que les experts « c’est » vous, les forces de coopérations c’est vous, les projets c’est vous !  Vous les  experts de terrain que mon mandat me donne la chance de rencontrer chaque jour simplement, dans la proximité, la convivialité, la chaleur humaine, vous êtes la Nièvre. Alors battons nous ensemble !

Ma combativité, je vais la mettre plus que jamais au service de vos idées et de vos projets, pour leur trouver des financements, les soutenir auprès des décideurs, pour en faire autant de réseaux d’avenir. Parce que si je ne sais pas de quoi sera fait l’avenir proche de notre pays, je suis convaincu que nous pouvons ensemble changer celui de notre département. Tout y est : il faut maintenant le mettre ensemble !

Cela me conduit, vous le comprendrez, à aborder la primaire et la présidentielle avec beaucoup de circonspection. Comme vous, je crois !

Je ne soutiens pas en effet de candidat. J’ai certes pris partie dans cette Primaire. Mais pour soutenir un projet : le projet le plus favorable à notre territoire et à ses habitants.

Mais je ne suis prisonnier d’aucun cadre, d’aucun dogme, d’aucune ligne, d’aucun parti même.

Parce que la politique – ses formes, ses outils – est entièrement à reconstruire. Et que cette reconstruction doit s’appuyer sur tout le monde, c’est à dire sur chaque citoyen qui cherche sincèrement comment être utile à la Nièvre, être utile au pays !

Je ne jette donc l’anathème sur aucun candidat et n’en encense aucun.

Parce que j’ai appris avec le temps qu’au delà des promesses, c’est d’abord à nous de nous défendre, nous organiser, nous rassembler pour que ceux qui prennent des engagements les respectent et les mettent en œuvre !

Peu importe au fond le candidat que nous soutenons et soutiendrons si notre but reste le même : nous rassembler localement pour que l’on cesse de sacrifier nos territoires, pour que l’on valorise enfin nos atouts.

Nous rassembler pour défendre nos droits à un égal accès au service public, à la santé, à l’éducation, à l’emploi !

Je m’adresse à des citoyens majeurs qui n’ont pas besoin qu’on leur dise ce qu’ils doivent faire. Ils n’ont d’ailleurs que l’embarras du choix. Mais parce que j’ai une préférence, je vous invite à lire chaque programme.

Combativité enfin pour faire vivre mes convictions. Je suis un homme libre. Cette liberté, je me suis battu pour la gagner. J’y tiens donc.

Mais je reste fidèle à mes convictions. Je me battrai donc aussi pour une certaine idée de la gauche, une gauche ouverte, attentive, respectueuse, mais une gauche fière de son histoire, des valeurs qu’elle porte et de leur pertinence dans un monde changeant.

Être de gauche, c’est mettre la dignité humaine au dessus de tout.

Au dessus du désir de pouvoir comme de la soif de l’argent. Au dessus de la technologie qui fascine au point d’y sacrifier son intimité ou sa liberté (cf. le fichier Tes)

Dignité entendue comme respect dû à la personne humaine. Pas à l’individu mais à la personne c’est à dire tout ce qui est indispensable à une vie bonne : la famille, la santé, l’éducation, l’échange…

Cette gauche là, nous en avons encore besoin.

Parce que c’est n’est pas la notion de compétitivité ou de performance qui nous dira ce que nous devons faire de l’avenir. Mais une certaine idée de l’homme élargie à la planète entière, rien de ce qui est humain n’étant plus possible sans respect de notre Terre et de ce qui la constitue.

Besoin aussi, parce que nos sociétés sont déséquilibrées lorsque l’on n’entend que la voix, les mots, les raisons des Puissants.

La gauche est là pour donner une voix à ceux qui n’en ont pas, pour toujours soutenir dans la lutte qu’est la vie en société ceux qui ont le moins de chance de l’emporter, ceux qui subissent, ceux qui n’en peuvent mais !

Cette gauche là, c’est la mienne !

Elle est désormais en danger de mort. Pas électorale. On s’en remet. Mais intellectuelle, culturelle même. Où sont passés en effet ses principes : la générosité, la fraternité, le désintéressement, l’humilité ?

Il faut faire vivre la gauche. Non contre la droite à laquelle elle doit s’opposer dans le respect mutuel. Mais  contre le cynisme et la cupidité contre toutes les formes de violences, contre la permanente justification de l’injustifiable…

C’est cette gauche qui habite Henri lorsqu’il accepte ici à La Charité malgré les injures et les menaces de créer un centre d’accueil pour les demandeurs d’asile !

Il y a ceux qui voient le monde tel qu’il est et le font fonctionner. Et ceux qui le voient tel qu’il devrait être, et qui le font changer !

Ce choix nous/vous appartient.

Belle année 2017 à toutes et tous !

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